Poète à ses heures perdues — il en faut —, Alclan est également écrivain à ses heures gagnées à l’arrachée. Parce que tout va très vite et lui compris, il court après cette chimère -il le sait – qu’est le temps pour trouver celui d’une expression de sa pensée. Mais parce que l’écriture à son moteur est une essence, a-t-il vraiment le choix ? L’autre solution est la statique. Or un véhicule stationné trop longtemps à la même place, on le sait, c’est la fourrière qui l’attend.
Lui préfère la barque qui se laisse emporter par les courants de la pensée et qui laisse passer les paysages. Aussi prend-il le temps — toujours lui, cette obsession humaine — de les contempler, de scruter les détails des composition, d’y puiser quelque chose.
Et de ramasser dans la paume un peu d’eau.
Et de la boire.
